dimanche 20 décembre 2009

Penny et la musique - encore

Aujourd'hui dans le thème du: J'aime ça et ça fait chier mon chum ex.

Penny vous parle du FUNK.

Ouais ouais, le funk.

Pour ceux qui ne s'y connaissent pas, voici un classique du FUNK. De plus, sur son site internet, Georges Clinton nous offre un lexique du funk, autrement dit une funkcyclopedie.

Le but du jeu étant ici d'insérer le mot funk dans les mots du quotidien. À l'instar du schtroumpf, le funk peut s'adapter à n'importe quelle situation!

Suivant cette logique, un affrontement devient alors un afunktement! Mais tsé, en fait se battre est une chose anti-funk, car chacun le sait, le funkmaster est aussi un partisan de la paix.

Chaque chanson a aussi un potentiel pour devenir une chanson funk.

Funk to the hills

Pieces of my funk

Blood Sugar Funk Magic

Funkhemian Rhapsody

The Funk of Silence

People = Funk

Lucy in the Funk with Diamonds


C'est peut-être le temps que j'aille dormir moi... Surtout que j'ai un examen demain matin...

dimanche 6 décembre 2009

Parce que Penny écrit plein de textes en brouillon

Penny se sent comme quand elle était un ti-cul avec les dents un peu en avant et ses cheveux frisottés attachés en une couette blonde.

Une ti-cul qui part au camp de vacances pendant deux semaines. Elle a du plaisir, elle aime son groupe et ses moniteurs. Il y a des activités chiantes et des activités plusse mieux. Elle apprends de nouvelles choses, elle n'a plus peur des sangsues. Elle les fait cramer.

Mais au bout de 12 jours elle commence à être triste. Elle prépare avec son groupe le pestak de fin de camp.

Puis vient la dernière soirée. Elle gagne le méritas de celle qui parle le plus fort. Elle donne un bisou au petit garçon qui la fait craquer. Son premier.

Puis elle va dormir en sachant que le lendemain, maman sera là. La colo est finie. On se dit au revoir. On s'échange nos msn. On se dit qu'on va s'inviter à nos fêtes. On part et on recommence la vraie vie.

La fin de la colo.

Demain, la moitié des dernières années quitteront le navire. Après Noël, nous ne serons plus que 18. Pour les 4 derniers mois.

Je veux pas que ça finisse bon. Je veux pas passer à autre chose. Je veux pas être une adulte avec une vraie job et une auto neuve qui fait pas de bruit. Je veux pas aller à Montréal. Je veux pas.

Je veux aller en camping et dessiner des pénis sur le visage de Betty parce qu'elle est trop soûle pour s'en rendre compte. Je veux cuisiner des muffins au pot avec ma coloc-pitoune. Je veux arriver en retard à mon cours avec l'étampe du bar tatouée sur mon front. Je veux m'endormir à côté de mon amoureux et oublier de mettre le cadran. Je veux qu'il m'appelle à 4h du matin pour que je vienne le retrouver quand je finis de travailler au bar, parce que c'est tellement chiant de finir à 4h.

Je vais me cacher en dessous de mes couvertes et espérer de ne jamais me réveiller.

Je suis tannée de partir à l'aventure. J'ai besoin de me poser.

jeudi 12 novembre 2009

Penny et les wanabee

Hier, Penny est sortie avec ses copines et ses nouveaux cheveux.

Évidemment, ce ne pouvait pas être aussi simple.

Avec sa fin de grippe, elle se toussait les poumons en dispersant ses microbes à tous vents.

Elle était sul' party depuis 17h, où elle partagea un nachos et quelques Coronas avec la Coloc-pitoune au bar étudiant. Messages textes aidant, elles se promenèrent d'appart en appart avoisinants l'université accompagnées de leur alcool.

Corona, café-baileys, vodka-pamplemousse, tia maria, on retourne sur la bière, un p'tit verre de rosé avec ça ma belle?

L'ex de Penny, tsé celui qui n'est pas assez important pour avoir un nom à lui, mais qui existe et qui lui tape sur les nerfs, parce qu'il est maintenant son voisin et se permet de venir cogner à toute heure du jour...

Bin lui, il voulait sortir avec nous.

Parce qu'il a jeté son dévolu sur la Coloc-pitoune. Parce qu'il a aussi jeté son dévolu sur toutes mes autres amies.

Parce qu'il a des gros muscles. Trop pas mon genre. Jadis, une bulle au cerveau a dû éclater.

Anyway.

Les facultés affaiblies nous nous dirigeons vers le bar étudiant, pour LA soirée de la semaine. Celle où les gens font le line-up et que les non-étudiants doivent payer.

On crie mon nom, Penny, Penny! Ma tchum de la Gaspésie n'est pas étudiante ici, peux-tu la faire rentrer sans payer?

Parfait jeune première année, je vais vous faire rentrer. Elles chialent qu'elles se font très peu subtilement cruiser par le doorman.

C'est le prix que j'offre baby. Je te fais rentrer, mais tu te fais cruiser. T'aimes mieux payer peut-être?

On revoit l'ex sur le dancefloor. Shit. Ça ne me tentait pas plus qu'il faut de me faire soûler (lire ici emmerder) par lui.

Ex: Qu'est-ce qui vous a décidé à sortir finalement?

Penny: Je ne sais pas, ça nous tentait! Hihihi! (l'insertion d'un hihihi dans une conversation peut toujours sauver une jeune Penny de l'embarras)

Ex: J'aurais pu te présenter un gars que je connais bien, Untel de Occupation double!

Gaspésienne à l'affut: QUOI-IL-EST-ICI-PRÉSENTE-MOI-LE-NOM-DE-DIEU!!!

Penny se retourne et vois tout à coup une file de jeunes femmes suivie d'une flaque s'agglutiner auprès du dude en question.

Les cris de la Gaspésienne s'intensifiant, l'Ex de Penny décida de lui présenter. Il tassa le troupeau d'un seul geste viril et plaça la Gaspésienne en position de force.

Tout à coup, il était devenu le dieu de la soirée.

Bordel.

L'alcool rabaisse l'être humain au niveau de l'animal.

Le groupieisme est une maladie.

J'ai aussi su quelle veudette a donné une MTS à cette fille.

Hahaha. Bin non je le répèterai pas.

dimanche 8 novembre 2009

Penny en deuil

Penny se leva un bon matin avec LA grippe dont tout le monde parle. N'ayons pas peur, 6 jours plus tard elle se sent très bien et n'est PAS morte. Parce que tout le monde capote pour rien. Parce que ça reste une fuckin' grippe bon.

Penny est donc bien en vie. Contrairement au gars louche qui se l'est enlevé hier.

C'est une nouvelle qui ne me surprends qu'à moitié, compte tenu de sa dépendance aux drogues dures, de la trallée de gens à qui il avait vendu de faux billets de spectacle, sans parler de ceux à qui il devait simplement de l'argent.

Moi même, j'étais en maudit après lui à cause de cette histoire-là (en fait, ce n'était pas de sa faute, c'était un photographe de MonLip, quel sale con). Reste que c'est un gars que je respectait à cause de son chemin de vie et de ses conseils qui s'avéraient excellents (faites ce que je dis mais pas ce que je fais, niet?)

Tout ça pour dire que ça m'énerve un peu de voir la réaction impudique des gens envers la mort.

Il y a deux ans, un de mes bons amis est mort dans un accident. Ça m'a beaucoup affectée. Étant quelqu'un qui vis mon deuil en solitaire, ça m'a franchement agacé que la fille qu'il avait frenché su'l'side dans un bar le mois d'avant fasse une campagne de soutien à la famille, plante un arbre en son honneur et fasse un diaporama qu'elle présenta au party de Noël 8 mois plus tard.

Deux ans plus tard, quand son nom arrive dans la conversation, il faut toujours qu'elle en rajoute. Comme le cerveau moyen est assez malléable, la populace croit maintenant qu'elle était très proche de lui. Mais moi, je sais. Un french. C'est toute. En plus, il m'avait confié qu'elle puait d'la yeule. Mais je ne dis rien. Car jouer à qui-a-le-plus-de-peine, ça me dérange peut-être plus que l'acte en tant que tel.

J'ai donc appris le décès du mec plus tôt aujourd'hui. Un ami m'a appelé. Nous avons soupé et discuté en groupe, car malgré ses erreurs, c'était une bonne personne, qui était malheureusement motivé par deux choses: la drogue et son fils.

La deuxième motivation aurait dû l'empêcher de mettre à exécution sa plus grande erreur. Priver un petit garçon de son papa, c'est triste.

Il a fallu 3 heures pour que tout le monde le sache. Des gens qui se foutaient bien de lui à ses amis, tout le monde veut tout savoir sur tout, en passant par les détails scabreux. Tout le monde veut se présenter à ses funérailles. Ça couraille les lifts pour Québec. Ça trouve ça dooonn plate.

Je n'ai pas le goût de participer à cette mascarade.

Si je meurs prématurément, je ne veux pas que ces gens-là soient invités.

lundi 26 octobre 2009

Betty et ses chats

Betty retourne chez elle un peu déprimée. Bobby lui a dit ses quatre vérités ce soir. Il lui a expliqué que cette soirée n'était qu'un malheureux trip de brosse.

Betty, elle, s'est énervée.

Cultivant une réputation de charrue méritée, elle est inscrite à trois sites de rencontres. Malgré que soit spécifié sur son profil qu'elle est dispo pour une nuit, elle rêve du prince charmant pour la vie. C'est pourquoi elle aime se faire appeler Princesse.

Elle n'est pas la plus jolie, mais attire l'attention sur ses attributs avec bien peu de retenue. Chaque jour est une invitation à la démesure du décolleté ou à l'inexistence de la jupe. Son petit coin d'internet déborde de photos d'elles. Photoshop aidant, Betty nous invite sur son divan, dans sa cuisine, dans sa piscine. Portant une robe du soir, un diadème et le parfum de Paris, celui qui sent la fée. Ensuite, sur son profil, elle demande candidement si quelqu'un peut l'aider à savoir qui est ce Pierre Falardeau dont tout le monde parle? Pourquoi les gens sont-ils aussi jaloux? ... ainsi que le détestable: C'est vendredi, on fait l'amour!

On en oublie presque son grain de peau triste qu'elle camoufle sous une tartinade de produits multicolores bon marché. La brillance de ses paupières inversement proportionnelle à ses propos, Betty aime jouer à la nymphomane. Elle parle sans retenue de trips de cul, d'hommes en couple qui la cruise. Elle recherche un statut social par les hommes. Elle les magasinent. Un homme en couple, c'est mieux, ça la rehausse. Un homme célibataire n'est pas attirant pour Betty, elle n'irait pas jusqu'à se rabaisser à vouloir quelqu'un dont personne n'a voulu! Quoique Bobby... Bobby est un rebelle. Les femmes veulent le dompter, elles veulent avoir la satisfaction d'avoir ferré ce grand vagabond.

Betty a réussi à être la femme d'un soir après une mémorable (ou pas) beuverie rituelle entre copains. Durant deux semaines, l'étouffant de messages textes, d'appels en pleurs et de visites impromptues à son appart, Bobby commençait à en avoir sa claque. Il lui a gentiment dit qu'il s'excusait de la tournure des événements mais qu'il n'était pas intéressé.

Betty ne s'est pas arrêtée là. Elle a passé des semaines à le harceler au téléphone et à en chigner à tout le monde. Ses copines ont mis sur pied une campagne de salissage que la populace a crédité à Betty. De plus, ne calomnie pas Bobby qui le veut. Lors d'une soirée entre potes, Bobby a donc remis les choses dans leur contexte. Assez crument et en public.

Betty rentre chez elle toute seule pour pleurer le nez dans ses chats.

Elle m'appelle pour que j'aille la consoler. Nous ne sommes pas spécialement des amies, mais ses stupides pas-de-cœur bitchs de copines ne veulent pas être associées à sa baisse de popularité auprès de la gang de gars. *Insérez ici le plus grand dégoût et le mépris dont je suis capable*

Je serais bien allée, mais je suis allergique aux chats.

En fait, ça me tentait vraiment pas.

*Soupir* ... Pauvre fille

Penny est à la mode

Penny et Freddy étaient au bar favori cette fin de semaine, parlant de tout et de rien. Surtout de rien, en fait.

En bon abitibien, Freddy est un fan de chemises à carreaux. Les siennes sont si élimées qu'on est en droit de se demander si les trous sont des trous d'usure ou de termites. Elles ont vécues plusieurs années, elle sont fenies, comme LA vieille paire de boxers Fruit of the Loom gris athlétique que chaque mec possède, oui oui, celle-là. Brrr.

Moi aussi j'aime bien ça.

Nous étions donc assis à notre bar favori remarquant qu'une grande proportion de clients ont des chemise carreautées, genre 1 personne sur 2. Sans exagérer. Je me demande même si ce n'était pas 2 personnes sur 3.

Merde.

Freddy: Ark, t'as vu ça Penny, on est rendu à mode.

Penny: Fuck, on était tellement avant-gardiste sans le savoir... Quand ça va passer, on va avoir l'air de has-beens avec nos chemises. C'est exactement pour cette raison que je n'aime pas être à la mode. En fait, ça prouve que j'aime ça, parce que sinon je m'en foutrait pas mal d'avoir l'air un jour has-been, non?

Freddy: Bin au moins, il y a de belles chemises dans les magasins pour le moment.

Penny: Ouais... Encore une excuse pour nous faire dépenser, les ostis.

mardi 20 octobre 2009

Penny et Ginette

Un après-midi frisquet, quelques commissions à faire avec sa petite sœur, Penny s'ennuyait. Rien n'aurait pu la dérider, il faisait froid, il n'y avait rien à faire, sauf des travaux. Bouh.

Quelqu'un a sûrement entendu l'appel de Penny de loin et a mis sur sa route cette journée-là Ginette.

Soeur de Penny: Hey Penny, je dois m'acheter du shampooing, du liquide à vaisselle et (insérez ici d'autres choses peu intéressantes qu'on achète toujours lors d'après-midi frisquets)...

Penny: Bon, justement, on passe devant un magasin à grande surface connu, pourquoi ne pas s'y arrêter!

Arrivées, Penny et sa sœur se mettent à se promener, ah oui c'est vrai j'avais besoin de crème à raser au melon aussi!

Rendues à la caisse, Penny se rends compte que le bouchon de sa mousse est peté. Comme c'était la dernière cacanne au melon d'eau, elle demande à la caissière Ginette s'il y en a une autre de disponible.

Ginette regarde Penny avec un air incrédule.

Elle ne comprends pas.

Penny: Oui, vous savez, le bouchon est brisé, j'aurais aimé en avoir un intact.

Ginette: Bin woueyons don ma p'tite fille, la cacanne marche tu?

Penny: ... Mais le bouchon est brisé...

Ginette empoigne donc la cacanne de ses gros doigts boudinées, et commence à appuyer avec l'énergie d'une démente. La crème à raser spouche partout sur ses mains et une minuscule goutte atterrit sur son uniforme synthétique.

Ginette: Oups, j'en ai reçu sur moi!

Oubliant la tonne de crème sur ses mains, Ginette tente d'essuyer son polo. On se doute bien qu'elle n'a fait qu'étaler tout ça comme sur un gros gâteau. De plus, en frottant, la crème à raser prends de l'expansion. Quelques secondes plus tard, il y en avait partout. Elle relève le menton, se gratte la tête, elle en a vraiment partout.

Ginette (engueulant la crème): Voueyons toué!! Enlève toué don!

Pendant que Ginette se débattait avec son crèmage, on se retenait pour ne pas éclater de rire comme deux petites filles qui crachent sur les autos passant sous un pont (manoeuvre dangereuse car lors un beau jour d'été au milieu des années 90, un osti de gros colon sale chauffeur de truck est sorti de son truck bouetté et nous a craché dessus pour se venger. Come on. On crache pas sur des p'tites filles de 6 et 8 ans là. C'est probablement ça qui a traumatisé mon enfance, ou qui a enlevé toute ma compassion envers l'être humain. C'est de ta faute sale trucker si je ne donne jamais mon précieux sang O-)

Alors que je réfléchissais à tout ça, je regardais Ginette et je riais intérieurement. Les personnes foncièrement gentilles hypocrites diront que c'est pas bien de rire des gens.

Je donne le droit aux gens de rire de moi lorsque je me plante dans les marches à l'Uni avec mon déjeuner deux-oeufs-bacon-pain-brun-café-corsé-siouplait et que je m'étale de tout mon long dans le seul but de sauver mon déjeuner, fuck les bleus.

Bin si Ginette m'avait vu ce jour-là, ça m'aurait fait plaisir qu'elle se foute de ma gueule.

Pis en passant, j'ai pas perdu une seule goutte de mon café.